Réédition vinyle

Édition limitée (500 exemplaires numérotés). Packaging original : un vinyl blanc inséré dans une pochette plastique transparente rigide et imprimée. Le visuel de cette édition, choisi par Franck Fromy, est une variante de la pochette originelle des années 80 (une cassette). Tous morceaux déjà publiés en CD en 2009 (SZ 22). https://soleilzeuhl.bandcamp.com/album/introduction

SHUB NIGGURATH – Introduction

Réédition CD de ce grand classique de Zeuhl sombre, enregistré en 1982 et sorti à l’époque uniquement sous forme de cassette.
Un des morceaux (« Yog Sothoth ») sera plus tard ré-enregistré et inclus sur le premier album officiel du groupe « Les morts vont vite ». Musique sombre, imaginative, ouverte – un complément INDISPENSABLE au 1er album. Format DIGIFILE.

« « Introduction » est la réédition d’une cassette démo publiée en 1985 sous le titre « Shub Niggurath ». Proposé à une seconde vie, nettoyé et magnifié au remastering par le décidément incontournable Udi Koomran, cet album en surprendra plus d’un alors que, pour être franc, on se méfiait un peu de la « fan attitude » qui pousse souvent à rééditer à peu près n’importe quoi. Mais loin d’être un objet de culte inutile, cet album se révèle indispensable à plus d’un titre et, surtout, contient tout ce qui a fait de Shub Niggurath un must dans sa catégorie : la zeuhl de l’extrême !

Pour situer ces Français, il faut se remémorer ce que Magma a pu faire de plus sombre et de plus pesant. Et encore, le groupe va bien plus loin en osant explorer avec un magnétisme impérial toutes les nuances possibles des ténèbres. Pour Shub-Niggurath – « Le bouc noir des bois aux mille chevreaux » décrit par Lovecraft – les abimes sont une délectation dont il se fait le porte-voix. Piano cynique, batterie et basse oppressantes, guitares distordues, cuivres contemporains, chant de sirène maléfique… la formation joue une musique de malades aux allures de marche mortuaire implacable et d’un noir aussi mat qu’un puits un soir sans lune.

En revanche, à l’opposé de la sauvagerie rythmique et des décibels du death metal, mais tout aussi radicales dans ses aspirations, les compositions possèdent une infinité de nuances rappelant les fameuses Leçons de Ténèbres de la liturgie baroque qui mettaient en musique la solitude de la condition humaine, le désespoir et la destruction. Cerise sur le gâteau, mise à par « Yog-Sothoth » que l’on retrouve sur le « chef-d’œuvre inhumain » qu’est « Les morts vont vite », l’album n’est composé que de titres originaux. Tous superbes, il est à signaler le renversant « Entresol » et sa rythmique endiablée digne des plus belles pages du jusqu’au-boutisme propre à King Crimson, et  »In Memoriam », qui referme les enfers avec une impressionnante noblesse.